Identité nationale, identité concarnoise

Quel sang coule dans nos veines ?

Réunion du 25 novembre 2009

Une intervention parmi beaucoup d’autres :

Identité nationale, identité concarnoise

Des expressions choquantes sont souvent employées par les politiques, par les médias. L’une d’entre elles est particulièrement malvenue : « Les français de souche » !

Nous sommes concarnois (ou habitant des communes avoisinantes) et nous pouvons nous poser ces questions toutes simples :

-  Qui sommes nous ?

-  D’où venons nous ?

-  Quel sang coule dans nos veines ?

Prenons rapidement l’histoire de notre ville.

-  Aux tous débuts vivait sur nos côtes l’homo sapiens : son territoire se trouve aujourd’hui dans la baie de la Forêt, après les différentes variations du niveau de la mer.

-  Les premiers habitants connus de l’îlot qu’est maintenant la Ville Close sont des pictes, cousins des scots qui entouraient leur camp d’une palissade de bois.

-  Puis arrivent les celtes d’Europe que nous appellerons les gaulois, avec leur langue.

-  Suit l’invasion romaine et, sur des décennies et des siècles, l’apparition des gallo-romains.

-  Entre le 4ème et le 6ème siècle arrivent des vagues pacifiques de celtes venus d’outre Manche, de Bretagne, les Bretons, venus chercher des terres à cultiver.

-  La marée irrésistible des francs de Charlemagne (799 ?) suit une première incursion de ces derniers (704).

-  Les vikings assiègent la ville (747 ?) et (836 ?) et seront suivis par leurs descendants, les normands, qui déferlent comme un torrent en 919.

-  Au 12ème siècle, les pirates font la loi sur la rivière du Moros ( les arabes ) et aux îles Glenan ( les espagnols ).

-  Au 13ème siècle, les basques pêchent sur la côte et abordent parfois.

-  Pendant le guerre de cent ans, la ville a un gouverneur anglais pendant 30 ans(1343 – 1373 ) et une garnison anglaise et bretonne.

-  En 1489, les gouverneurs francs et bretons sont remplacés par un anglais.

-  Sous Louis XIV, les espagnols font la loi dans la passe des Glenan (1648) et commence au même moment la francisation de la ville qui devient port d’Etat (les administrateurs de langue française s’installent).

-  Sous Napoléon 1er se place l’épisode du « Vétéran », bateau de guerre bloqué longtemps au port, bateau à l’équipage cosmopolite, qui laissera quelques souvenirs dans les noms de famille de la Ville Close.

-  A une époque bien plus récente, l’immigration nombreuse des espagnols et des basques victimes du franquisme, des portugais à la recherche de travail.

Si l’on ajoute à cela l’occupation allemande et depuis quelques années les africains blancs ou noirs, nous comptons une bonne vingtaine de peuples très différents les uns des autres qui sont passés ou se sont installés dans notre ville.

Toutes les villes et provinces françaises pourraient faire le même bilan ( les barbares du haut Moyen Age dans l’Est, les grecs à Marseille, les italiens en Savoie…. )

Quel mélange ! Quel métissage !

En fin de notre débat – long et fructueux-, nous avons tout d’abord corrigé l’expression employée dans l’introduction : « quel sang coule dans nos veines… » par « quels sangs coulent dans nos veines… »,

et nous sommes arrivés ( mais ceci est un autre débat) à la conclusion que l’identité nationale est d’abord fondée sur les acquis dispensés par l’école de la République à tous ses citoyens, quelles que soient leurs origines, au moyen de la langue et de la culture française.

R.N.

Annonces

  • Prochaine réunion

    Le groupe LAICITE AUJOURD’HUI poursuivra ses travaux le mercredi 4 octobre, 18-20 heures, à la maison des associations, 26 rue maréchal Foch à Concarneau.

    Thème du jour : à déterminer

    Questions d’actualité

    Bonne rentrée à chacune et à chacun