La résistance aux fermetures : complot royaliste ?

Ce qui se passe en Finistère pose question à Paris...

Au conseil des ministres tenu jeudi dernier ( le 14 août 1902 ), M. Combes a fait à ses collègues une communication que nous trouvons ainsi résumée dans les journaux de Paris.

"La supérieure de la congrégation des filles du Saint Esprit a informé le président du conseil, par deux lettres successives, qu’elle avait à deux reprises enjoint aux religieuses de son ordre qui tiennent des écoles privées dans le Finistère d’abandonner ces écoles, mais que ses démarches avaient échoué par suite des résistances opposées par les propriétaires des locaux et une partie de la population.

Il résulte, en effet, des rapports officiels et de tous les renseignements recueillis, que le mouvement de résistance qu’on présentait d’abord comme catholique est nettement et violemment royaliste. Ce mouvement a abouti à des délits graves qui tombent sous le coup de lois pénales et qui vont donner lieu à des poursuites judiciaires.

Des instructions en ce sens sont envoyées au procureur général par le garde des sceaux".

Si les faits exposés dans cette note sont exacts, on voit combien nous avons eu raison de mettre le public en garde contre ce qui se passe depuis trois semaines. Il devient évident que les sœurs n’ont été qu’un instrument dans les mains de ceux qui voyaient dans une rébellion de population foncièrement religieuse un moyen inespéré de servir leurs intérêts et leurs ambitions politiques.

Article du journal Le Finistère du 16 août 1902

Note : voir aussi l’historique dans : la fermeture de l’école religieuse à Concarneau..

Cet article n’est pas le seul que nous ayons trouvé dans ce sens.

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  • Prochaine réunion

    Le groupe LAICITE AUJOURD’HUI poursuivra ses travaux le mercredi 6 décembre, 18-20 heures, à la maison des associations, 26 rue maréchal Foch à Concarneau.

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